Les trucs des filles partie 1 : « The Cup » !

Régulièrement, les médias « révèlent » la toxicité de produits divers et variés. Et aussitôt, le consommateur averti à travers son poste de télé, change son comportement de consommation, au moins temporairement … un peu … peut-être.
Les crèmes solaires, les couches jetables, les tampons intimes.
Apparemment, il y aurait eu, au mois d’avril, une émission sur France 5 intitulée «tampon, notre ennemi intime», qui aurait dévoilé des secrets honteux des grands fabricants de produits d’hygiène féminine, notamment en termes de teneur en chlore dans les protections menstruelles.

Je dis « apparemment », car je n’ai pas la télé, par choix d’information orientée, et non dirigée.
J’ai seulement eu l’écho par la commerciale de « Natracare » qui a communiqué dès le lendemain sur le sujet, afin de rassurer les clients et consommatrices. Coïncidence étonnante : la Coop Bio Nacre à été dévalisée en tampons hygiéniques, la même semaine !

Bien sûr : les tampons sans chlore sont mieux que les tampons avec. Le carburant sans plomb est mieux que celui avec plomb. Mais le vélo, c’est encore mieux!

Je vous propose donc, plutôt que des tampons sans plomb ni chlore, le « vélo » de la protection menstruelle : la coupelle menstruelle.

« Elle appelle ça une nouveauté ? » me dites-vous ? « On en utilise depuis des années. » J’espère que c’est ça votre réaction, car le concept n’est effectivement pas nouveau, et moi-même l’utilise depuis précisément 10 ans. C’est pourquoi les émissions télé sur le sujet des Tampax me font gentiment bailler …
Mais qui sait ? On ne trouve pas encore de coupelles menstruelles en grande surface, ni à la Coop Bio Nacre, donc elle n’a peut être pas encore croisé votre chemin de femme.

Le principe : Un récipient en silicone ou en élastomère thermoplastique, qui s’introduit dans le vagin pendant les règles, de façon ajustée et étanche, afin de recueillir le flux menstruel avant d’être vidée et rincé, environ toutes les 10 à 12 heure en moyenne. Zéro déchet, pendant des années. Et une matière recyclable au bout.
« Mais ce n’est pas stérile ?! » Vous allez me dire. Ben, les tampons non plus, d’où vient notamment le phénomène rare et grave du syndrome du choc toxique, dû à la propagation d’une toxine bactérienne grâce au milieu spécifique du tampon.
Ce n’est pas le cas avec la coupelle, qui, en plus, peut être stérilisée dans l’eau bouillante, à tout moment.
Facile à emporter en voyage, pratique à porter lors d’activités sportives et même de natation, c’est un petit objet qui nous facilite la vie, une fois qu’on s’est familiarisé avec la technique d’insertion, pas sorcière.

Un peu d’histoire : Au départ, la « Diva Cup » en silicone devrait être commandée au Canada. C’est ce que j’ai fait il y a 10 ans, par curiosité, car le vendeur garantissait un remboursement au bout de six mois en cas d’insatisfaction ! J’ai vite compris pourquoi : le retour au tampons est vite inconcevable.
C’est pratique et confortable, car la coupelle ne gêne absolument pas.
Puis, d’autres entreprises s’y sont mises, notamment l’allemande « Me Luna » qui a innové avec de l’élastomère thermoplastique de qualité médicale, sans latex, phtalates, bisphénol A etc. et qui propose une grille de tailles assez exacte, pour éviter des fuites désagréables donc intolérables ! En plus, on peut y choisir la forme de l’embout, la couleur de l’objet etc.

 

 

Puis, l’année dernière, une start-up caennaise nommée « dans ma culotte », qui fabrique la coupelle menstruelle « sang pour sang » normande ! Ça, c’est encore de la belle action écologique : la coupelle menstruelle made in Normandy ! C’est beau …

 


 

 

Voilà, parlez-en à vos voisines, vos filles et vos nièces : les gens concernés pas les règles sont plutôt nombreux sur la terre …

Je vous salue,

Ina